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COVID-19 : Les dommages collatéraux du confinement

By avril 1, 2020mai 13th, 2020No Comments

En matière de lutte contre le coronavirus aujourd’hui, la moitié de la planète a bien compris que le confinement était la réponse de première intention. C’est ainsi que la vie s’organise, désormais, un peu partout entre quatre murs familiers, bien loin des allez-venues quotidiens.

Parmi les plus fragiles les séniors doivent donc observer un confinement strict et supprimer tout contact physique avec leurs proches ou toute autre personne, pour éviter d’être contaminés.

Aussi, pour ceux d’ordinaire non alités, certes fragiles mais encore relativement actifs, cette réalité restrictive s’accompagne de risques importants dont il convient de bien prendre conscience. Etre attentif à la préservation de l’intégrité physique de nos ainés, à la prévention de la dépendance et au recul de la grabatisation reste en effet toujours essentiel.

La dénutrition, tout d’abord, s’installe lorsque les apports alimentaires sont insuffisants pour couvrir les besoins nutritionnels. Elle guette le sénior présentant un déficit de mobilité associé, ici, à un isolement social doublé d’une appréhension des sorties. Dans ce contexte, nourrie par une diminution de l’activité physique, la sarcopénie (perte de la masse musculaire) est un vrai danger pour nos séniors. Elle augmente en effet notamment et significativement les risques de chute.

Avec cette sédentarité forcée, qu’elle soit au lit ou au fauteuil, la stase veineuse sanguine est maximale et représente un facteur de risque primordial de survenue de phlébites.

Apparaissant notamment chez les patients assis en position affaissée vers l’avant, l’escarre sacrée est à suspecter dès lors que l’immobilisation au fauteuil de longues heures dans la journée devient une réalité.

Le confinement est aujourd’hui la mesure de choix permettant de combattre le COVID-19. Instauré pour une période de plusieurs semaines il n’est pas sans conséquences potentielles sur l’intégrité physique de la personne âgée.

Repères modifiés, sédentarité imposée, inactivité quotidienne…Les changements de vie qu’instaure le “Rester chez soi” fragilisent les séniors autant physiquement que psychologiquement.

Focalisés sur notre guerre virologique, il ne faudrait pas en oublier nos batailles quotidiennes en faveur de ceux qui portent la mémoire de nos générations.

Prenons en donc la mesure et maintenons au mieux le lien social avec nos ainés pour éviter de les perdre en chemin…

Jean-Christophe ANGER
Docteur en Pharmacie – Groupe PROXIMED

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